Et si j'ai bien compris...

Le message que le gouvernement Charest vient de lancer à toute la population du Québec dans le conflit de Kanesatake est assez surprenant. Si un groupe de citoyen n’est pas d’accord avec la décision d’un chef élu de façon démocratique, il suffit de barrer des routes, de s’armer de bâtons de baseball, de dire qu’on a peut-être des carabines dans nos véhicules, de prendre en otage du personnel dans un édifice public, d’incendier la maison et l’auto d’un chef.

À ces actions le gouvernement Charest va négocier avec vous et se soumettre au groupe de revendicateurs en moins de 24 heures, et ce, sans aucune accusation! Pas mal efficace comme moyens de pression! Et à ce que je comprend, il y a beaucoup moins de conséquences que l’utilisation de « peanuts » qui nous a valu cinq chefs d’accusation!

C’est plutôt paradoxal comme situation, nous comme syndicats, groupes sociaux, gens du peuple, étions des milliers à manifester avec nos pancartes, nos sifflets et nos mégaphones pour revendiquer nos droits afin que ce gouvernement soit à l’écoute de toute une population. Mais non, aucune négociation, aucun compromis, au contraire, il impose le bâillon aux Québécois et fait passer ces lois rétrogrades qui reculera le Québec de 40 ans.

Si j’ai bien compris le message, Monsieur Charest, c’est que pour ce faire entendre, on devra revoir nos stratégies pour nos prochaines manifestations. Peut-être changer de coffre d’outil ?

À la prochaine fois.

Donald Roy
Président
Conseil Régional
FTQ-Outaouais