Quelle lutte à la pauvreté ?

Le 8 novembre dernier, la ministre déléguée à la Lutte à la pauvretée et l’exclusion, madame Nicole Léger, est venue dans la région nous présenter le Plan de lutte à la pauvreté de son gouvernement.

Elle en a pris pour son rhume ! Tous les acteurs politiques et sociaux et économiques de la région ont clairement rejeté (et dans une unanimité plutôt rare !) la politique gouvernementale préférant, et de loin, appuyer le Collectif pour l’élimination de la pauvreté qui œuvre sur ce dossier depuis près de deux ans. Le Collectif propose une loi-cadre qui s’attaquerait au problème de pauvreté à sa source. Le Collectif a obtenu des milliers d’appuis à travers le Québec non seulement des centrales syndicales et des groupes populaires et communautaires mais aussi des municipalités. Les maires de la Communauté urbaine de l’Outaouais avaient d’ailleurs endossé unanimement la cause du Collectif.

Le conseiller régional de la FTQ avait, à cette occasion, fait le parallèle entre la Loi sur les normes du travail du même gouvernement et le Seuil de faible revenu (seuil de pauvreté) tel qu’établi par Statistiques Canada. Si l’on compare le salaire minimum actuel de 7 $/heure donne un revenu annuel de 14 560 $ alors que le seuil de faible revenu pour 2001 était fixé à 18 571 $. Ce qui veut dire que le salaire minimum est 21,6 % sous le seuil de pauvreté et qu’il devrait plutôt être à 8,93 $/heure. Comme la salaire minimum n’augmente environ que de 0,10 $ par année, les 225 000 travailleurs et travailleuses rémunérés à ce salaire vont demeurer pauvres longtemps. Consciente de cette tradition, la FTQ a décidé de faire une demande réaliste d’une augmentation immédiate d’un minimum de 0, 30 $ l’heure. C’est n’est sûrement pas trop demandé …