Une bataille pour tout le Québec

En septembre 2001, la compagnie General Motors annonçait la fermeture de sa seule usine au Québec pour septembre 2002, c’est-à-dire dans six mois. L’usine a une histoire et une expertise de 37 ans.

Cette décision est tout à fait injustifiable et inacceptable non seulement pour le syndicat impliqué (les Travailleurs canadiens de l’automobile) et pour la FTQ mais aussi pour tout le Québec qui sera durement affecté par la disparition d’une usine à la fine pointe de la technologie, d’une industrie d’avenir créatrice d’emplois de qualité, de tout un secteur d’activité générateur d’emplois pour les fournisseurs de pièces et de contributions fiscales pour le Québec et les municipalités.

Il faut savoir que …

  • l’usine de GM à Boisbriand crée directement et indirectement environ 10 000 emplois d’une masse salariale de 400 millions de $;
  • les travailleurs et travailleuses de l’usine ont payé plus de 475 millions de $ en impôts sur le revenu au cours des dix dernières années;
  • les Québécois et Québécoises ont acheté en l’an 2000 pour 2,6 milliards de $ de produits GM qui détient 28 % du marché au Québec;
  • Avec cette usine, le Québec ne détient que 5 % de l’emploi dans l’industrie automobile canadienne;
  • La productivité des travailleurs et travailleuses de l’usine a augmenté de 70 % au cours des dix dernières années. Les salaires y sont 33 % moins élevés qu’au États-Unis et les avantages sociaux 11 % moins élevés qu’en Ontario.
  • Cette usine a bénéficié de généreuses subventions gouvernementales et d’un prêt de 220 millions de $ qui ne viendra à échéance que dans plusieurs années.La FTQ et son syndicat affilié les TCA ont entamé une très large coalition d’appuis qui regroupera tous les acteurs socio-économiques du Québec. Il n’est pas question de perdre cette importante bataille. En Outaouais, le Conseil régional de développement a décidé, d’appuyer cette lutte. Une importante conférence de presse se tiendra dans les prochaines semaines à laquelle tous les intervenants politiques, sociaux et économiques de la région seront conviés.

    Notre président Henri Massé et les TCA comptent sur une large participation de leurs confrères et consoeurs de la FTQ à cette conférence de presse. Une lutte de cette envergure se gagne quand tout le monde se serre les coudes. Voilà une belle occasion pour les militants et militantes de l’Outaouais de montrer que la solidarité à la FTQ, ça ne se dit pas …ça se vit !